© Isa Marcelli

© Isa Marcelli

Née à Casablanca en 1985, Houda Kabbaj quitte le Maroc en 2005 pour étudier à l’Ecole Speciale d’Architecture à Paris. Diplômée en 2011, elle travaille à Paris durant trois années au sein de l’agence HDA, une agence spécialisée dans l’architecture, le design et l’ingénierie. En 2014 elle décide de se consacrer à la photographie qui l’accompagne depuis ses 16 ans. Photographe autodidacte, elle utilise principalement la photographie argentique, dont le processus expérimental s'inscrit dans sa démarche. Elle définit son travail comme étant introspectif à partir "d'images mentales" qu’elle  retranscrit.  Elle vit et travaille entre Paris et Marrakech.

Born in 1985 in Casablanca, Houda Kabbaj left Morocco in 2005 to study architecture at the Ecole Speciale d’Architecture in Paris. After graduating in 2011, she worked for three years in Paris at HDA, a multidisciplinary architecture agency that strives for design synthesis between poetry and physical reality. Since 2014, she has focused mainly on her photography. Self-educated photographer since high-school, she works with analogic photography because the constraints of the medium – the notion of time, manual aspect and experimental techniques – are significant to her creative process. Through what she calls « mental projections » she combines elements of reality with her personal emotions. She works and lives between Marrakech and Paris.


" Dans la photographie argentique, l’empreinte laissée par la lumière d’un sujet sur une surface sensible implique la notion de “réaction chimique”, qui se fait entre des composants photosensibles et la lumière, ce qui permet un champs d’exploration d’ordre expérimental et sensoriel. Le travail de ce procédé met en avant l’importance de la matérialité de l’image, sa composition et son processus de transformation. Dans ce processus, la lenteur, l’imprévu et la notion de rituel sont des paramètres très importants, qui laissent place à l’ailleurs. C’est souvent à partir d’images mentales que je compose mes photographies. La double exposition, souvent utilisée dans mon travail, me permet d’entremêler des éléments de réalités à travers mon ressenti qui se dissolvent les un dans les autres, utilisant des rapports de lumière. Chaque expérience reste ancrée dans le moment, incertaine du résultat final mais guidée par le processus. "